Poème ... de Théodore de Banville

29.02.2008 | Poème ... de Théodore de Banville

Huile, encre et collage sur toile - 46x55 cm - 2006

© caron laurence

Toile non disponible, collection privée.

Très régulièrement il nous confiait ce poème.
Toujours sur un ton emporté (qui emportait quoi d’ailleurs ?), assuré par sa connaissance irréprochable du texte.
Un jour, bien trop tard, les paroles de ce poème sont arrivées par bribes dans ma mémoire,
elles s’entrechoquaient, affolées d’approcher de si près ma conscience.
Et j’ai su, bien trop tard, qu’il s’agissait de l’histoire d’une vie, pas n’importe laquelle, la sienne.
Depuis, j’écris ces phrases partout, mais mon esprit refuse de les retenir, je perds l’ordre.
Alors je les recopie inlassablement, un peu comme une punition à l’école « je ne bavarde plus en classe - à écrire cent fois ». C’est peut-être un hommage à la beauté du texte,
un message que je refuse de comprendre, ou bien encore, une façon de revivre l’instant passé à ses côtés.
Je reste sur cette dernière idée.
L.Caron

09:20 Écrit par Laurence CARON dans 6- Rondes et déliés | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | | Tags : peintre, art, exposition, galerie, peinture, photo, écriture | |  del.icio.us | |  Facebook | |  Imprimer |

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Commentaires

Comme tout est beau...tellement troublant...sans réponse...
c'est comme une musique que l'on a en tête...
je t'aime

Écrit par : COKI | 23.03.2007

"...Théâtre, plein D'inspiration fantastique,
Tremplin qui tressailles d'émoi
Quand je prends un élan,
fais moi Bondir plus haut, planche élastique !

Frêle machine aux reins puissants,
Fais moi bondir,
moi qui me sens Plus agile que les panthères,
Si haut que je ne puisse voir
Avec leur cruel habit noir
Ces épiciers et ces notaires !

Par quelque prodige pompeux,
Fais moi monter, si tu le peux,
Jusqu'au ces sommets, où, sans règles,
Embrouillant les cheveux vermeils
Des planètes et des soleils,
Se croisent la foudre et les aigles.

Plus haut encor, jusqu'au ciel pur !
Jusqu'à ce lapis dont l'azur
Couvre notre prison mouvante !
Jusqu'à ces rouges Orients
Où marchent des dieux flamboyants,
Fous de colère et d'épouvante.

Plus loin ! plus haut !
je vois encor des boursiers à lunettes d'or,
Des critiques, des demoiselles
Et des réalistes en feu.
Plus haut ! plus loin ! de l'air ! du bleu !
Des ailes ! des ailes ! des ailes !"

Enfin, de son vil échafaud,
Le clown sauta si haut, si haut,
Qu'il creva le plafond de toiles
Au son du cor et du tambour,
Et, le coeur dévoré d'amour,
Alla rouler dans les étoiles."
(Théodore de Banville)

Écrit par : Théodore de Banville | 31.03.2007

constater auss peu de commentaires à votre billet m'étonbne beaucoup :)

Écrit par : Mr Bark | 19.02.2008

Un blog s'entretient. Pas de nouveaux billets : pas de nouveaux commentaires. J'ai d'autres activités et certaines prennent le pas sur d'autres à certains moments. De plus, les visiteurs ont du mal à témoigner de leurs sentiments sur une expression artistique.. en général.

Écrit par : caron | 19.02.2008

Hello, cette précidion est pas forcément utile ;) : 'fr tres regulierement il nous confiait ce poeme' ... en tout cas, très bon billrt ! @+

Écrit par : lavoux | 26.02.2008

merci.

Écrit par : caron | 26.02.2008

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